LE MONDIAL DES IMMIGRANTS .--
- 09/07/2026
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Nous sommes en pleine Coupe du Monde, et il y a une chose qu'il faut dire haut et fort, car personne ne le fera en conférence de presse : la Coupe du Monde la plus regardée de l'histoire se joue, en grande partie, avec des migrants, des réfugiés et leurs enfants. Ce sont ces personnes qui, selon certains des dirigeants les plus puissants de la planète, devraient se trouver de l'autre côté d'un mur, dans un centre de détention, ou dans un avion en route pour l'expulsion.
L'Angleterre (la première équipe européenne à avoir aligné des joueurs noirs dans son effectif à la fin des années 1980), la France, les Pays-Bas, l'Allemagne, la Suisse, et même l'Espagne (Yamal est le fils d'une mère marocaine et d'une mère équato-guinéenne, né à Rocafonda, une banlieue de Barcelone, un quartier que le parti d'extrême droite Vox qualifie de « cloaque multiculturel ») ; les meilleures équipes du monde sont, pour la plupart, les plus diverses. Et l'équipe américaine ne fait pas exception. Non pas malgré l'immigration, mais grâce à elle. Le Maroc présente la particularité inverse, mais tout aussi révélatrice : ses fondateurs sont nés ou ont grandi en Europe, enfants de la diaspora maghrébine.
Le discours anti-immigration – à Washington, Paris, Berlin, Madrid – repose sur l'idée que les étrangers affaiblissent la nation. Le football d'aujourd'hui réfute cette idée, but après but, tournoi après tournoi. Cette Coupe du Monde se déroule dans des stades au Mexique, aux États-Unis et au Canada, pays à l'histoire migratoire profonde, complexe et actuellement marquée par de fortes tensions politiques et diplomatiques. Dans leurs stades, des millions de personnes qui, dans le débat politique, seraient qualifiées de « problème » sont au contraire appelées « notre équipe ». Ce à quoi nous assistons dans cette Coupe du Monde n'est pas un phénomène sportif. C'est un enjeu politique majeur, même si personne ne veut le voir ainsi.
Le discours anti-immigration – à Washington, Paris, Berlin, Madrid – repose sur l'idée que les étrangers affaiblissent la nation. Le football d'aujourd'hui réfute cette idée, but après but, tournoi après tournoi. Cette Coupe du Monde se déroule dans des stades au Mexique, aux États-Unis et au Canada, pays à l'histoire migratoire profonde, complexe et actuellement marquée par de fortes tensions politiques et diplomatiques. Dans leurs stades, des millions de personnes qui, dans le débat politique, seraient qualifiées de « problème » sont au contraire appelées « notre équipe ». Ce à quoi nous assistons dans cette Coupe du Monde n'est pas un phénomène sportif. C'est un enjeu politique majeur, même si personne ne veut le voir ainsi.
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